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La naissance de Gus

Bon après tout, même si gus n'est pas connu dans le monde entier, je me disais que cela pouvait peut-être vous intéresser de connaitre le contexte de la naissance de ce personnage; car en effet, vous vous en doutez bien : y a une explication à tout ! Alors voilà, un jour que je cherchais une idée une pour une petite carte d'anniversaire à envoyer à un ami pour lui fêter son année supplémentaire et je me disais qu'il fallait que je sois un peu "original" histoire de le bleuffer et qu'il ne s'attende pas à un truc trop banal. Me voilà parti sur l'idée de lui souhaiter son anniversaire sous la forme d'une petite mise en scène audio entre deux personnages. A ce moment là, le personnage principal s'appelait Rico. Il venait d'un milieu du genre cité-jeun's avec un esprit plutôt "brut". L'autre personnage était du coup présent pour faire un peu le contre poid. Bon, absolument rien d'exceptionnel ici, simplement c'est suite à cet épisode que j'ai eu l'idée de Gus dont la personnalité est le mélange de toutes ces contradictions qu'on parfois les enfants et que mon expérience de prof en école de musique m'a enseigné. Quand aux zozos, ils participent à planter le décor, l'ambiance et cette spontanéité que l'on retrouve dans les salles de classes. Toute fois, je précise que Gus et les zozos ne sont pas des enfants, ils n'ont pas d'âge... tout simplement. Voilà, il ne me reste plus qu'à vous souhaiter un bel été et on se retrouve à la rentrée pour de nouvelles aventures.

All Blues

"Kind of Blue"... ah ! voilà un album de jazz (Miles Davis, 1959) qui m'a complètement hypnotisé pendant de longues années même encore aujourd'hui ! Alors comment résister à l'envie d'utiliser le thème all Blues comme prétexte à des arrangements vocaux pour gus et les zozos ?!

Explications sur le chant diphonique de l'épisode 16

Pour cet épisode, j'ai utilisé le chant diphonique comme le prétexte d'une aventure des histoires de gus un peu particulière. Je ne suis pas un grand spécialiste de cette technique vocale mais j'ai néanmoins voulu vous en présenter quelques aspects techniques. Cela vous servira peut-être de point de départ pour découvrir ce chant d'origine Mongol.


Extrait vidéo du concert de TRIOGUS (février 2008)

Même si le piano est bien désacordé et que le patron a sa manière "bien à lui" de filmer... il n'empêche que l'ambiance y est sympa pour jouer alors voici un extrait de ce petit concert avec notre interprétation de "But not for me".

Interview de Grégory à propos des "histoires de gus"

Synops live a consacré en février 2008, son premier numéro aux histoires de gus. L'auteur (ben moi) a carrément eu le droit à une interview (olala). Vous pouvez écouter les trois parties ci-dessous.

La valse des sourires...

Voici une composition musicale qui date du printemps 2007 et que je vous joue ici au piano. Cependant, je travaille à son arrangement avec un trio jazz, guitare et saxophone. Le résultat vous sera sans doute présenté plus tard...

Histoire d'un cours...

Ce petit récit que je te fais ici est autour d'un souvenir précis de ces 4 années d'enseignement (mais y'en a bien d'autres...). A l'époque je donnais une quinzaine d'heures de cours de soflège par semaine à des enfants et adolescents. Ces classes étaient donc assez complexes à gérer puisque tous les âges étaient mélangés. Cependant, cela donnait des ambiances assez drôles entre les enfants et ados. Quant à moi, je me trouvais là, au milieu d'eux avec un rôle précis : leur apprendre à lire et à entendre la musique... Un jour, je suis devenu professeur dans une école de musique. J’y ai eu cette première année quelques classes d’une quinzaine d’élèves. J’avais à l’époque 25 ans. Assis à mon bureau en train de peaufiner mon cours, j’entendais par la porte ouverte quelques mots d’enfants intrigués en bas de l’escalier, par le nouveau professeur qu’ils allaient découvrir. Avant de m’avoir vu, tout était possible… un vieux monsieur plein de craie sur le visage, un monstre d’autorité, un petit prétentieux toujours irrité, un magnifique homme dont a envie qu’il soit notre papa ou notre grand père, ou encore un jeune étudiant boutonneux et pustuleux de thermes musicaux barbares… qui étais-je pour eux ? que me disaient ces première regards à présent posés sur moi ? J’ai été ému de les découvrir tous, ces petits enfants en qui je me reconnaissais parfois. Et puis j’allais participer aussi un peu à leur éducation et leur épanouissement. Me retrouvant dans la peau d’un professeur enseignant le solfège, matière si redoutée, je partais un peu battu par ces regards qui attendaient tout. Je repense aujourd’hui avec beaucoup de nostalgie à ces cinq années de pratique. J’ai vu des enfants grandir, devenir fort et intelligent mais aussi d’autres plongeant un peu plus dans leurs difficultés. Il y a eu beaucoup de rire, quelques petits chagrins et aussi des coups de gueule. Et puis il y a eu ce mardi soir où je leur avais donné un devoir écrit à faire. J’étais assis au milieu d’eux. Dans cette petite troupe qui se gratte la tête. A cet âge, les enfants prennent beaucoup de détours avant d’inscrire une réponse. Un petit s’amuse à réfléchir au rythme de ses doigts qui s’enroulent dans ses bouclettes d’or, une autre bascule sa tête en arrière et fait danser ses yeux, un ado tente de ranger son corps encombrant entre sa chaise et sa table, une autre encore appelle à voix haute un raisonnement qu’elle ne trouve pas… et moi je les regarde avec un tendre sourire. La musique des gratteurs de papier est bien plus qu’un courant musical, c’est une discipline rythmique que nous avons tous sans nous rendre compte pratiqué. Et dans ce concerto de pages frémissantes pour crayons crépitants, un espace de silence progressait maintenant depuis vingt minutes. Cette masse de calme, celle apaisante au profit de la concentration intellectuelle rampait lentement dans la classe. Ce silence ne peut-être rompu subitement et si je dois alors m’adresser à la classe, ma voix doit emprunter un passage palliatif pour ne pas les effrayer. Gamin, on est toujours tenté de rompre une telle ambiance immaculée par un homicide au silence, alors évidemment cela est tout à fait interdit. Mais quand on est professeur… Comment résister à une telle occasion qui enfin saurait assouvir de lointaines frustrations d’écolier? J’ai jeté à la dérobé un regard de condamné qui avant d’avoir à s’excuser se laisse emporter par un vide absolu… j’ai en même temps savouré ce calme avant l’éruption de ma voix. Maintenant tout est éteint… les cœurs battent au plus lentement, les tic-tac des montres se sont harmonisées… l’ados de toute à l’heure a enfin pardonné à son corps ses maladresses ergonomiques… ……………… « BbbooooooooooouuuuuuuuUUUUUUHHHHH !!!!!!! » ……………… Des corps jaillirent dans tous les sens, révélant des articulations inconnues de bras et de jambes, de regards exorbités réalisant ce fracas, cette rupture du temps, cet éboulement de bruits sous cette cascade des cœurs accélérés subitement par la foudre de ma voix ! Cet élan vers le haut qui se suspend enfin avant de retomber tout à fait… avec ces têtes sur d’autres corps, ces stylos sur d’autres tables et moi immobile, me condamnant à l’enfer le sourire en coin. « pardon… je n’ai pas pu résister… » Ils se sont chacun rassis à leur place respective pour reprendre et terminer cette lourde tâche initiale que je leur avais infligé. Les copies furent bonnes et je repartais le cœur léger.

La petite fille aux couettes

Il y a d’abord eut ces yeux tous ronds qui me regardaient. Des prunelles plantées sur un corps miniature qui observent et imaginent celui que je ne suis pas. Des yeux qui semblent attendre qu’on lui révèle l’adresse de l’atelier du père Noël. Son petit visage se balançait doucement et régulièrement pendant que sa bouche fredonnait pour elle-même un rondeau endormi et ponctué par de petits soupires. Sans doute intriguée par moi ou ce que j’étais en train de manger, la petite fille, sans me quitter des yeux, restait plantée là, silencieuse, peut-être soucieuse aussi. Sa jolie frange brune voyageait sur son front trop lisse alors sa main venait imperturbablement caresser ses cheveux tandis que ses jambes tentaient de soutenir l’équilibre de son corps encore maladroit. Sans doute découvrait-elle en ce moment un secret qui lui était jusqu’ici totalement inconnu. Je la saluais plusieurs fois mais elle ne me répondait pas. Aucune voix ne sortait de cette adorable fée muette. Elle ne souriait pas non plus. Il n’y avait en elle que l’expression d’une petite fleur solitaire perdue au milieu des hautes herbes adultes. Elle ne cherchait pas non plus à jouer avec les autres enfants du restaurant. Son plaisir semblait être celui de découvrir les visages des autres. Après en avoir cueillit quelques’uns, elle devait sans doute les collectionner au fond de sa mémoire. Plus tard, la nuit dans son sommeil, elle s’envolerait parmis ces paysages dessinés d’yeux curieux, de nez formidables de bouches mangeuses et autres mentons charnus devenus familiers parce qu’elle pouvait les transformer selon ses humeurs. Et puis tout à coup, arriva quelque chose d’extraordinaire; un drôle de monsieur venait de faire sa théâtrale apparition dans son monde. Quant à moi… eh bien je disparu à jamais de sa vie. L’objet de toute son admiration était grand, poussiéreux et très maigre. Une grande et vieille barbe coulait d’un large menton anguleux. Titubant dans l’allée à l’abordage de ceux qui voudraient bien l’entendre, cet indigène urbain proclamait avec incohérence des phrases aux saveurs mélangées. Le timbre de sa voix paraissait à la fillette plus intriguant que sa mélodie alors sous le regard de ses parents que j’avais à présent identifié, Mathilde s’acheminait avec hésitation vers cette ombre humaine et majestueusement insolite. L’homme se mit en point d’exclamation à la venue de cette muette auditrice. Cet immense ogre ne pu supporter qu’elle le transperce de ses deux prunelles vives. Elle avait devant lui, recommencé à balancer ses deux petites couettes hypnotiques comme un pendule, dictant à cet homme l’heure de partir. Il se redressa d’un coup et quitta les planches à son tour la laissant devant une apparition inespérée ; une table abandonnée. Quel bonheur, une table toute ronde avec des couverts, un petit bouquet de fleurs et surtout une appétissante tranche de pain délicatement assoupie dans sa corbeille. Après avoir su cette fois-ci échapper à la surveillance de ses parents, Mathilde révéla soudain son objectif : aller chiper la tranche. Sa première main allât saisir le dossier de la chaise, tandis que sa jambe gauche se posait maladroitement sur le siège. C’était un premier pas mais qui promettait toute fois de rendre très difficile cette ascension. Debout en équerre, Mathilde baissa la tête momentanément vaincue. Sa frange retombée devant ses yeux et ses bras ballants pointaient maintenant en direction d’un intriguant trésor. Oubliant sa jambe toujours perchée et même qu’elle voulait grimper, la petite fille essaya sans y parvenir d’attraper cet objet unique. Une pièce de monnaie était venue plus tôt se loger sous le pied de la table. Cette fortune ne pouvait lui échapper, mais la tranche de pain non plus. Elle parvint à se remettre sur ses deux pieds se trouvant à présent face à une redoutable problématique. Quel était le plus accessible ; la tranche de pain avec sa mie moelleuse et sa croute épaisse, ou la piécette emprisonnée luisante sous la table qui lui serait probablement impossible à soulever ? Souhaitant probablement se soustraire à cette situation compliquée, Mathilde couru vers sa maman lui chatouiller le ventre. Une main réconfortante plongeant dans sa nuque faisant naître un premier sourire dans ce visage devenu angélique. Je pensais alors que ces petites tendresses avaient effectivement permis à la fille d’oublier son dilemme. L’homme plus loin dans la rue jouait à nouveau de ses vocalises. Comme un petit chat, la fillette se redressa et articula ses petites oreilles en direction de la voix lointaine que le chahut du restaurant ne parvenait à couvrir. Ayant finalement eut un peu peur tout à l’heure devant lui, Mathilde se fourra sous la table. Sa maman tenta distraitement de l’empêcher de trouver refuge sous les hôtes attablées mais son petit corps descendit se cacher dans le coin sombre où de gigantesques péniches étaient amarrées en désordre. Un océan imaginaire semblait donner mouvement à ces pieds impatients que Mathilde tentait maintenant d’éviter. Des chaussures à talons hauts, des baskets, dans sandales, des espadrilles se levaient puis retombaient en tout sens perturbant la quiétude de cette cachette. Sans doute pour ne pas risquer une minute de plus sa peau, la petite fille sortie d’un coup ses deux jambes, faisant alors trébucher le serveur qui derrière elle passait à ce moment précis. Pour ne pas perdre son équilibre, le garçon débuta une étrange danse désarticulée. Un pied explorait l’avant d’un parcours aléatoire tandis que le second surveillait les alentours et les hanches se balançaient pour apporter son soutien. Les yeux du serveur dansaient à l’intérieur d’un visage plongé vers l’avant, projetant peu à peu le reste du corps qui ne tarda plus alors à prendre de la vitesse. Emporté par cette mécanique, il se mit à faire travailler tout son corps sur un sol paraissant devenu glissant, ayant pour unique but de sauver les plats encore posés sur son plateau. Il ne pu cependant choisir tout à fait son cap et frôlait de plus en plus les clients étonnés dont les fourchettes restaient désormais perchées dans le vide d’un temps suspendu. Un dernier tour sur lui même et cette embarcation vînt alors s’échouer sur la petite table abandonnée dans l’entrée. Un tremblement de terre secoua le restaurant et la table vola en mille morceaux. Le serveur retombait avec fracas sur le plancher tandis que la tranche de pain prenait son envole. Mathilde ouvra grand les yeux et accueilli bien malgré elle l’oiseau de farine sur son petit museau. Lorsqu’elle se relevait toute penaude, sa maman s’approcha d’elle et la porta jusqu’à ses genoux pour la rassurer. Le serveur, tout garni de sauces ; n’émettait aucun son tandis que la rumeur des dîners peu à peu reprenait. Toujours à ma place, sans avoir perdu un instant de ce spectacle, je m’aperçois maintenant qu’une petite pièce est venue rouler jusqu’à mon pied. Etonné de son trajet, je me baisse pour la ramasser.

2 réponses à to “Revue”

  • Logan:

    Salut Gus !

    Ça fait plaisir de voir que ton site a évolué en tout neuf tout beau ! J’ai regardé ta vidéo sur le chant diphonique, c’est très impressionnant. Depuis je m’entraine d’arrache-pied pour parvenir à faire comme toi (mais c’est vraiment pas évident). Pour l’instant mes harmoniques s’entendent à peine…

    Sinon y’aura-t-il un jour un épisode 18 des aventures de Gus ?

    Voilà merci et bonne continuation ^^

    • Gus:

      Bonjour Logan,
      Je te souhaite une bonne aventure avec le chant diphonique, avec un peu de pratique tu devrais parvenir à un résultat assez vite. Sinon il existe quelques professeurs qui l’enseignent. Quant à l’épisode 18 oui oui c’est prévu, dès que j’ai un peu de temps…